Navaja .............. Navaja ...... ?? NAVAJA ... !!!
C’était un vendredi soir comme les autres, ou plutôt non, un vendredi soir qui ne voulait pas se terminer comme d’habitude, mais par une sortie collective des trois (seuls) vrais barbus (le quatrième n’étant qu’un vulgaire imposteur ...) après leur dure semaine de labeur...
Un vendredi soir comme il en est parfois à Saint-Etienne après une chaude journée d’été, lorsque le soleil cède lentement sa place au soir, puis finalement à la nuit.
Ma ville a ceci de particulier qu’il y suffit de quelques kilomètres et de quelques dizaines de minutes en voiture pour changer soudain de décor et se retrouver à la montagne, en pleine campagne ou au bord du plus grand fleuve sauvage de France, cette bonne vieille Loire.
Ce vendredi soir donc nous menait justement tout droit à Saint-Victor-Sur-Loire, à une dizaine de kilomètres de Sainté, au bord de la base nautique du barrage de Grangent et de son lac artificiel (un peu de géographie n’a jamais fait de mal à personne...).
Quelle est donc cette étrange quête qui nous transporta en ces lieux ce vendredi soir là, me demanderez-vous ? Comme si une force mystérieuse et indescriptible nous avait conduit aveuglément ici (mais si, comme dans "Rencontres du troisième type"... !). Il était un murmure, une rumeur, une Annonciation... (oui Barbu* c’est une sorte de blasphème, et alors ?).
La première tant annoncée et espérée (et redoutée j’imagine...) allait avoir lieu en ce cadre buccolique et mystique au coeur même du chateau de Saint-Victor. Deux ans de travail acharné, de frustration, de privation, de retour à une vie quasi monastique, d’abstinence en tout genre allait se trouver enfin libérer et (presque) effacer en une représentation théâtrale, en une apothéose jubilatoire, voir éjaculatoire (pardonnez-moi je divague ...) !
Le Navaja Circus allait se dévoiler, et la chute de l’Empire Circastique enfin se révéler... Tout commençait par une introduction qui me fit m’introspecter brièvement et soudainement.
Comment moi le rustre stéphanois, allais-je bel et bien assisté à une pièce de théâtre, moi qui ne connaissait ce mot que par les vieux livres de Molière que nous étudions en quatrième (aujourd’hui je peux vous le dire madame Krémer, je n’en ai jamais lu aucun .... et j’ai quand même eu mon bac ahahah !!) et éventuellement oui je l’avoue par les quelques pièces "fabuleuses" qu’Antenne 2 (à l’époque) diffusait parfois au mois d’août avec Jaqueline Maillant ou Darry Cowl (petit canaillou !!)
... c’est vous dire si mon ignorance et ma peur de la découverte étaient totale ... Et si cela se savait dans mon quartier que j’allais à une pièce de théâtre ? Allait-on me traiter de PD ? Ou encore pire, d’intelligent ou de cultivé ???
Mais je ne me laissait pas aller et décidait de perséver, attirer par ce vide qu’il fallait remplir dans ces cases vides qui peuplent certaines parties de ma tête. La récompense fut au bout de la route... Bluffé, le souffle coupé, le cul par terre, les jambes sciées, le cul troué (ok la dernière manque quelque peu de cette finesse qui me caractérise parfois...).
Le Navaja Circus, c’est l’histoire d’un monde qui n’a que quelques années d’avance sur le nôtre, lorsqu’ accablé par le monde de "merde" dans lequel vivent les gens d’alors, la population faite de légumiers trouve son réconfort et sa nouvelle soif d’idéal dans les cirques qui deviennent alors les nouveaux palais des chimères, et ceux du pouvoir plus précisément.
Et tout en haut de cette autocratie autoproclamée se trouve Navaja le clown bleu, enfermé dans sa tour d’ivoire, flanqué de son "fidèle" conseiller et juge Pascal, dont l’ignominie et l’hypocrisie n’ont d’égal que sa perfidie et son ambition... Comment tout ceci vous rappelle déjà des faits connus et actuels, vous croyez déjà reconnaitre pourquoi pas le petit Nicolas S. qui voulait devenir calife à la place du calife ? Et bien à priori c’est normal, car toute ressemblance avec des faits et des personnages réels est semble-t-il volontaire et je pense assumer par l’auteur de cette farce. Le Navaja Circus, c’est l’histoire du monde, du pouvoir et de ses luttes, le tout résumé en une farce Terry Gilliamesque dont le grotesque Brazilien et l’intelligence touche au génie.
Et touche en plein coeur le public avec. La substance et le dénouement d’une intrigue qu’aurait su apprécier Machiavel lui même ne ne se dévoileront pas dans ce vulgaire post tout à coup tellement désuet et sans importance après une telle claque, mais tous deux s’offriront à vous lorsque vous aussi vous pourrez assister à cette pièce (du moins si vous en avez le privilège).
Que rajouter de plus, sinon que "Chapeau bas messieurs", ou encore "Bravo à vous". Sache en tout cas Pisstroigüt que si par miracle le droit et son code Dalloz ne voulait pas de toi, d’autres sirènes plus glamours et people pourraient bien vouloir t’entraîner vers elles. Prends garde alors à la drogue, à l’argent, à la coke et aux putes, ce n’est pas forcément très très bien, quoique pour certaines ...
Après cette effluve de lumière Navajesque, nous, tristes et pauvres légumiers, sommes redescendu, penauds, dans ces hauts Quartiers de peines, comme le chante si bien un certain Dominique A, en l’occurrence dans celui de Saint Roch, où la fête des quartiers battait son plein.
Pathétique fin de soirée, assis sur la terrasse du Snüg, buvant une bière servie dans un verre en plastique, pendant qu’au comptoir Patrice, un célèbre vendeur de biens jolis Tee-Shirt et ses alcooliques acolytes (Stéphane et Baptiste pour ne pas les nommer), terminent leur cuite avec du mauvais vin, alors qu’à quelques mètres sur la place devant l’église le grand Cris Evans (vous ne le connaissez pas ?? C’est normal......) termine son récital "sixties" par la reprise du maginifique et inoubliable "les neiges du Kilimandjaro", devant 6 semi retraités et autres miraculés de la vie (revenant visiblement tout droit de Lourdes...) qui s’efforcent de danser pour ne pas s’endormir, juste avant que la soirée ne se termine (enfin) avec Nicolas le roi de la musette et son accordéon, alors qu’on range déjà les bancs et les tables...
Philou et Barbu* rentrent chez eux, accompagnés de leurs moitiés respectives. Au comptoir, Patrice n’en finit plus de terminer sa cuite. Il est 0h30, un vendredi soir à Saint-Etienne et je n’ai pas envie de rentrer. Je vais finir tranquillement cette soirée avec mon pote Akim au Liège-Bastogne-Liège, mon bar belge favori, où je me ferais servir par la jolie Aurélie une Hoeagaarden ou même pourquoi pas une bonne Délirium Tremens. Et oui c’est aussi ça, parfois, Saint-Etienne, ma ville... Mais ça, c’est une autre histoire...




Commentaires
1. dimanche 11 juin 2006 à 12:07, par Benkiki :: http://www.radioblogclub.com/fav/0/...
2. lundi 12 juin 2006 à 09:18, par Philou the poux
3. lundi 12 juin 2006 à 12:31, par stephane :: http://www.lafraise.com
4. lundi 12 juin 2006 à 13:47, par La cLo
5. mercredi 14 juin 2006 à 12:03, par Pisstroigüt :: http://onapaslechoix.free.fr
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