Palm Beach, Wesh Cost, Le Puy du Fou
19h deux



Ce n’est pas un fondamentaliste religieux, ce n’est pas un jeu de carte, ce n’est pas un vieux pervers libidineux qui passe Noël sur grospompeur.com, non c’est un spipoptère codivore, ou sfellatius codeine (du latin sfellatio : qui fait des trucs compliqués et code : en prenant du plaisir).



C’est un peu le Kaiser Sauzée du code, nul ne connaît son visage, nul ne peut affirmer avec certitude l’existence tangible de cette weblégende.



On raconte que tout petit déjà, le barbu* était attiré - que dis-je obnubilé - par ces étranges machines qui s’appelaient déjà ordinateur. S’il eût été conçu quelques années plus tôt, le barbu* aurait certainement été de ceux qui se faisait martyriser par un certain Steve Jobs dans une certaine vallée californienne où les femmes portent le sein haut. Mais non, c’est dans une plaine de Picardie qu’il aurait vu le jour le bougre. Il aurait donc vu le soleil pour la première fois vingts ans plus tard quand la caravane de ses parents - montreurs d’ours de leur état - fit escale à Palm Beach, Loire. Un instant, ses géniteurs l’ont crû artiste, il jonglait avec les betteraves comme personne avant même de se tenir debout. Hélas, il n’en fût rien, le jeune homme au physique hitchcockien délaissa les arts du cirque pour jongler avec visual basic sur son Amstrad CPC 6128. Une honte pour la famille, ce qui provoqua une grave dépression chez son paternel et l’ablation, sur le champ, d’une vésicule devenue, dès lors, trop encombrante.



Le barbu* aurait acquis sa science auprès d’un drôle de maître, un mage célèbre olloverzeworld, le Grand HâMrawi. Certains disent que l’élève a surpassé le professeur, mais vous savez comme moi que de tous temps, les hommes ont cherché à savoir qui avait la plus grande et que, vu l’état du monde, ce n’est sans doute pas la question la plus importante. Ceci pour dire, quand même que le mystère demeure autour de la formation du barbu*. Ah ! On me dit dans mon oreillette qu’il aurait cotôyé le Tché dans Simone Weil ??? Allons si votre but est de créer le trouble dans cet exposé - oh combien - passionnant, il suffit oreillette ! Un seul mot et je vous échange contre un prompteur.



Aujourd’hui, semble-t-il, le barbu* mène une existence rangée, auprès des siens, à Palm Beach, Larrick. Il aurait appris à communiquer dans un langage qui est le sien : il claque des doigts de pieds. Toujours selon la légende, il posséderait un vocabulaire de près de cinquante signaux lui permettant de se faire comprendre pour les fonctions vitales de l’homme. On a pu, en recoupant divers témoignages de personnes et d’animaux qui affirment l’avoir entendu, retranscrire quelques bribes de ce langage :
Clap Claaap Clap = Commande une pizza !
Claaaap clap clap = Je reviens je vais pécher !
Clap Clap Clap Clap = Philou, ces cartes de visites elles viennent où on attend la chute de tes chevaux ?



On ne saisit pas encore véritablement le sens de ces transcriptions, mais des psychologues tentent de percer ce secret qui, vous en conviendrez, serait fort utile pour apprivoiser le barbu*.
Si certains d’entre vous comprennent quelque chose...